Shiatsu

Le Shiatsu est une technique énergétique et corporelle japonaise développée au début du 20ème siècle. Il a ses origines dans la Médicine Traditionnelle Chinoise, dont les principes sont également à la base de l’acuponcture.

La Médicine Traditionnelle Chinoise enseigne que l’énergie vitale circule dans le corps humain via un circuit de 12 canaux énergétiques appelés méridiens. Chaque méridien est associé aux fonctions d’un organe ou d’un viscère et à des caractéristiques psychologiques.


Le stress physique ou psychologique vécu par l’individu, ainsi que les facteurs externes, peuvent perturber la libre circulation de cette énergie vitale. La stagnation énergétique qui résulte de cette obstruction peut, à son tour, entraîner des tensions au niveau physique ou psychologique

Une séance de Shiatsu consiste en une série non douloureuse de pressions manuelles et d’étirements effectués sur les méridiens et sur les points d’acuponcture qui s’y trouvent. Ces mouvements libèrent et régulent la circulation de l’énergie dans le corps et aboutissent à une harmonisation générale de l’énergie. La séance de travail sur le corps sera éventuellement complétée par la stimulation de quelques points d’acupuncture particuliers par moxibustion, ou par un travail direct sur les énergies subtiles effectué sur les trajets de certains méridiens ou sur le ventre.

Cette harmonisation énergétique aide le receveur à retrouver son équilibre physique et psychologique. En dénouant les tensions et les blocages accumulés dans les méridiens, le Shiatsu les empêche de s’installer et de donner lieu à la maladie. La personne recouvre son potentiel « immunitaire », et est mieux à même de régler ses problèmes. Ainsi, le Shiatsu joue un rôle dans la prévention de la maladie physique et de la tension psychologique.

Celui qui reçoit une séance de Shiatsu ne subit pas passivement un soin. Au contraire, le Shiatsu lui permet de participer activement à la recherche de sa propre harmonie.

Sur le plan physique, le Shiatsu stimule la circulation lymphatique – liée au système immunitaire - et la circulation sanguine.

Le Shiatsu est indiqué pour les conditions liées au stress :

  • les tensions, les maux de tête,
  • les maux de dos,
  • les problèmes de sommeil,
  • les troubles digestifs,
  • les problèmes nerveux.

Au Japon, le Shiatsu est officiellement reconnu comme "thérapeutique" par le Ministère de la Santé qui le définit en 1955 comme suit : "Le Shiatsu est une forme de manipulation qui utilise les pouces et les paumes des mains, sans aucun instrument mécanique ou autre, qui applique une pression sur la peau humaine, pour corriger le mauvais fonctionnement interne, favoriser et maintenir la santé et traiter les maladies spécifiques".

Les principales contre-indications à une séance de Shiatsu sont :

  • le cancer en phase évolutive
  • la phlébite
  • les plaies ouvertes
  • les fractures non consolidées

La forme de Shiatsu que je pratique n'est pas indiquée pour les femmes enceintes ou pour les enfants de moins de 7 ans.

Le Shiatsu est une médecine non conventionnelle, dans le sens de la résolution A4-0075/97 du parlement européen. Il ne doit en aucun cas se substituer à une visite chez un médecin.

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Code de déontologie de l'Institut Français de Shiatsu

www.shiatsu-institut.fr

L'obtention d'un diplôme délivré par l'Institut Français de Shiatsu (IFS) requiert de la part du récipiendaire une adhésion sans réserve au code de déontologie conforme à l'esprit du Shiatsu, ainsi bien sûr qu'avec les lois et règlements en vigueur, tant européens que français.

En conséquence, le récipiendaire s'engage sur l'honneur :

  • à exercer son art dans le respect total de l'intégrité physique et morale de la personne traitée
  • à respecter une stricte confidentialité
  • à fixer des honoraires en accord avec l'équité en les proportionnant aux prestations fournies, tout en restant libre d'offrir des traitements gratuits, si nécessaire, ou dans le cadre d'un bénévolat
  • à toujours garantir une prestation optimum, notamment en maintenant ses compétences au plus haut niveau à l'aide de cours, de stages et formations complémentaires
  • à mener ses activités de Shiatsu en excluant toute forme de prosélytisme religieux, politique ou sectaire - ce qui constituerait un motif de radiation.

Par ailleurs, le récipiendaire doit garder à l'esprit que le Shiatsu n'est pas une pratique médicale au sens occidental du terme. Par conséquent il doit :

  • s'abstenir d'établir un quelconque diagnostic médical
  • ne pas interrompre ou modifier un traitement médical
  • ne pas prescrire ou conseiller de médicaments
  • diriger sans délai vers un médecin toute personne se plaignant ou présentant des symptômes anormaux
  • avoir une conception pluridisciplinaire de sa pratique, ouverte vers les disciplines médicales et paramédicales
  • ne pas oublier que le Shiatsu n'est ni une médecine, ni un massage, ni une idéologie, mais un art s'inscrivant prioritairement dans le domaine de la prévention.

L'inobservation caractérisée, par le détenteur d'un diplôme délivré par l'IFS, des engagements et principes énumérés ci-dessus entraînera la radiation immédiate de l'IFS, dès que celui-ci en aura connaissance. Des poursuites pourraient être également engagées à l'encontre de l'intéressé au cas où les intérêts moraux ou matériels de l'IFS seraient compromis.

Les axes d'éthiques du Praticien diplômé par l'Institut Français de Shiatsu :

Au delà des principes émis à travers le code de déontologie, les axes suivants d'éthique doivent être respectés, dans le cadre de la pratique du Shiatsu, tel que la Tradition l'a enseigné:

  • le Praticien en Shiatsu n'est pas là pour juger ou poser des notions de bien et de mal
  • il ne doit jamais considérer que le Shiatsu est à même de tout régler.

En toutes situations, dans sa pratique, il doit :

  • Respecter l'autre dans sa demande.
  • Respecter l'autre dans ses choix et dans ses " réflexes de protection ".
  • Proposer si nécessaire des orientations complémentaires (médecin, nutritionniste, repos, etc.).
  • Ne pas être missionnaire et laisser ses croyances à l'autre.
  • Toujours garder un axe clair et net dans sa démarche (ni médecin, ni prêtre, ni " Gourou ").
  • Ne pas cautionner ni entériner les débordements ou les errances (délires émotionnels, substances prohibées, ésotérisme, action à distance, etc.).
  • Ne pas entrer dans les " demandes perverses " (prise en charge, soumission, idolâtrie, sexualité, etc.).
  • Être le plus possible transparent face aux "projections" éventuelles de l'autre (reports de responsabilité, "toute puissance", attente de miracle, etc.).
  • Ne jamais manquer de faire régulièrement son propre bilan intérieur, que ce soit sur soi même ou sur sa pratique. .

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21/12/2011